J’éprouve une liberté totale quand j’écris, mais je vous confirme que c’est une activité comme un autre, avec ses exigences. Ecrire un roman demande beaucoup de travail, d’organisation et de discipline.

Pour mieux comprendre mon quotidien d’écrivain, je réponds ci-dessous aux questions que l’on me pose habituellement. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à m’écrire via la rubrique « Contact  »

Bonne lecture.

D’où te vient ta passion pour l'écriture ?


Je suis le petit dernier de ma famille et j’avais neuf ans lorsque mon frère et ma sœur ont quitté la maison pour leurs études. J’ai donc été habitué à passer du temps seul qu’il a fallu occuper. Mon père avait une bibliothèque avec de nombreux classiques en édition anciennes, et c’est autour de dix-onze ans que j’ai commencé à recopier des poèmes (les lettres de Napoléon à Joséphine notamment) pour essayer de gagner le cœur de certaines jeunes-filles, avec plus ou moins de succès à mon plus grand regret. :-) J’ai pris  conscience malgré tout de la force des mots sur les gens et sur moi-même. 


Comment as-tu l’idée d’un roman ?


Les idées viennent chaque jour, cela peut être à travers une personne que je croise et qui m’inspire un personnage, ou bien un paysage qui me raconte une histoire. Mon « canal imaginatif » fonctionne en permanence je note souvent des idées des citations inspirantes, et puis un jour une idée ne me quitte plus au point qu’elle en devienne obsessionnelle, et alors j’éprouve le besoin de la dérouler sur le papier (ou plutôt sur mon ordinateur). 

ÉCRIS-tu avec un plan précis ?


Pour mon premier roman je n’ai pas de plan. Je sais que de nombreux auteurs le conseillent fortement, mais d’autres font sans, Joël Dicker ou Paul Auster notamment. J’ai mon idée de départ et je me laisse emmener par les personnages et les péripéties. Je ne sais donc pas comment termine le roman quand je le  commence, je suis donc un peu dans la position du lecteur, chaque jour j’ai envie de me mettre à écrire pour savoir comment va avancer l’histoire. Après ce premier jet très libre, je réorganise l’histoire pour la rendre la plus efficace et compréhensive possible pour le lecteur.

Y a-t-il une part de vécu dans tes romans ?


J’écris de la fiction mais certaines situations ou personnages sont inspirés de mon expérience de vie. Néanmoins, j’y ajoute toujours une part d’imagination avec une liberté totale dans l’écriture. 

As-tu un genre littéraire préféré ?


En littérature comme au cinéma je n’ai pas de genre préféré. Mon réalisateur culte est Stanley Kubrick qui a conçu des films de tous genres (thriller, guerre, science-fiction, horreur, comédie…), en gardant toujours sa patte et sa personnalité. Je reste libre dans le choix du genre littéraire, c’est ce que je trouve génial dans le fait d’écrire.

Quels sont tes rituels d'écriture ?


A mes yeux écrire est un métier comme un autre, avec une routine positive et des habitudes qui permettent de trouver une régularité et une discipline de travail. Je me mets au bureau presque chaque soir à 21h00 (plus tôt quand je suis en déplacement professionnel) et j’écris deux heures « porte fermée » (comme dirait Stephen King). J’écoute toujours de la musique en écrivant avec un morceau par scène que j’écoute en boucle. (la playlist de mon premier roman est d’ailleurs disponible sur deezer). Le week-end soit je continue d’écrire si je trouve un créneau, soit je travaille la partie promotionnelle de mon roman (site internet, contacts littéraires, réseaux sociaux…). Mon cerveau est toujours en réflexion car comme le disait Eugène Ionesco: « Un écrivain n’est jamais en vacances. Pour un écrivain, la vie consiste soit à écrire, soit à penser à écrire. »